7è rencontre du réseau des mères
Cette rencontre est dédiée à Odette Salem, décédée le 16 mai 2009 en luttant pour obtenir la vérité sur le sort de ses deux enfants enlevés à Beyrouth en 1985.
FR Participeront à cette septième rencontre: Jamileh Aslih, mère d’Asel, jeune pacifiste palestinien assassiné le 2 octobre 2000, Nassera Dutour, Comité des familles de disparu-e-s en Algérie, Algérie (France), Wadad Halwani, Comité des familles de personnes enlevées et disparues, Liban, Mariana Perez, fille de victimes de la disparition forcée, Argentine, Khadija Rouissi, présidente de l’association Bayt el Hikma, Maroc, Lourdes Uranga, ancienne détenue et exilée politique, Mexique, Ana Woolf, proche de personnes disparues, comédienne et metteur en scène, Argentine, Gabriela Zuniga, Association des Familles de Détenus Disparus, Chili
Dimanche 22 novembre de 11h à 13h : cérémonie au lieu « Les arbres de la mémoire » (rue Fonds des Tawes, face au N° 253, 4000 Liège, près du monument à Walthère Dewé). Un hommage y sera rendu aux victimes de la disparition forcée à travers le monde et à leurs proches, particulièrement aux membres du réseau argentine, algérienne et libanaise récemment décédées et à Abelhak Rouissi, le plus ancien disparu du Maroc, dont la famille a récemment pu retrouver la dépouille.
Lundi 23 novembre de 10h à 18h : rencontre « Disparition et silence »
(Au Manège de la Caserne Fonck – rue Ransonnet 2, 4000 Liège)
Matinée de 10h à 13h :
- Le point sur la ratification de la Convention pour la protection de toutes les personnes contre la disparition forcée de l’ONU, par Nassera Dutour, Collectif des familles de disparu-es en Algérie
- L’Espagne silencieuse : pourquoi faut-il attendre le début des années 2000 et l’initiative d’un journaliste qui recherche les restes de son grand-père pour que le silence se rompe en Espagne ? Pourquoi et comment dans d’autres pays, en plein conflit ou sous des régimes de terreur, des proches de victimes ont malgré tout réussi à s’organiser et à faire entendre leur voix ? Intervention d’Asuncion Esteban, secrétaire de la Asociacion para la Recuperacion de la Memoria Historica (ARMH).
- Dialogue avec les membres du réseau
Après-midi de 14h à 18h :
- Les enfants torturés sous la dictature au Chili: En 2003, le gouvernement chilien constitue une commission nationale «Prison politique et torture». Le rapport sort en décembre 2004: entre 1973 et 1990, quelque 28.000 Chiliens ont été victimes de violences pour des raisons politiques. Et parmi eux, 102 enfants âgés de moins de douze ans. Mais le gouvernement chilien impose une clause du silence: le détail des témoignages recensés par la commission demeurera secret pendant cinquante ans. En décembre 2004 deux jeunes femmes ayant subi ces exactions quand elles étaient enfants fondent l’association «Ex-menores» et tentent de retrouver d’autres enfants ayant subi des violences durant la dictature. Moins d’un an après sa fondation, «Ex-menores» avait déjà recensé plus de 500 mineurs violentés. L’association s’est battue pour que l’État ne considère plus ces enfants comme des «victimes indirectes», interpellées au hasard, mais comme des victimes d’un crime totalitaire et pour que les coupables soient jugés.
- Intervention de Chris Paulis, docteur en anthropologie, professeur à l’Université de Liège, Département des Arts et Sciences de la Communication.
- Projection d’un documentaire sur Odette Salem, dont les deux enfants -détenus-disparus dans les prisons syriennes- ont été enlevés à Beyrouth en 1985. Documentaire réalisé par des comités de familles de disparus au Liban.
- Projection du film «Chanson pour Amine»: (2009, Alberto Bougleux, Sophie Lorant, Kouider Zerrouk) : la lutte de Nassera Dutour, porte-parole du CFDA, pour obtenir la vérité sur le sort de son fils Amine enlevé en 1997, la justice et le droit à la mémoire pour toutes les victimes de la disparition forcée, en Algérie et ailleurs.
NL De gedwongen verdwijning is een wereldwijd verspreid wapen van terreur en verdrukking. In april 2000 richtten een aantal vrouwen die op die manier een familielid of naaste verloren, in het kader van het Festival het “Wereldwijd netwerk voor solidariteit met moeders, echtgenoten, zusters, dochters en nabestaanden van ontvoerde en verdwenen personen” op. Het netwerk heeft leden in Chili, Argentinië, Mexico, Palestina, Libanon, Marokko, Algerije, Koerdistan, Turkije, Senegal, Rwanda, Tsjetsjenië, Afghanistan, Iran,… De 7de ontmoeting van het netwerk vindt plaats op maandag 13 november van 10 tot 17 uur en is gewijd aan het “stilzwijgen”.

