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Le Réseau des Mères (2000 – 2009)

Le Réseau mondial de solidarité des mères, soeurs, épouses, filles, proches de personnes enlevées ou disparues

 Tout a commencé en 1998 à Beyrouth, par la rencontre de Wadad Halwani, présidente du Comité des familles de disparus au Liban. Rencontre avec une personne, belle, forte, digne. Rencontre aussi avec la réalité de la disparition forcée qui se réduisait presque pour nous aux contextes dictatoriaux latino-américains des années 70-80, et à l’image du foulard blanc des Mères de la Place de Mai.  Cette prise de conscience nous a menées à approfondir le travail sur la disparition forcée comme arme d’oppression et de terreur, à découvrir que, de l’Argentine à la Tchétchénie, elle était utilisée à travers le monde et que partout, des proches de disparus, pour la plupart des femmes, s’étaient levés et organisés pour réclamer leurs proches et refuser la barbarie.

Durant plusieurs années, pendant le Festival, les artistes venues de contextes culturels, sociaux et politiques très divers étaient invitées à échanger leurs expériences lors d’une journée « Cultures en résistance » où les questions du lien entre art et politique, et des projets et des créations menés par les femmes étaient centrales. L’inscription de la disparition forcée et des formes de lutte inventées par les femmes proches de victimes au sein du Festival a été une évidence.

Lors du 5e Festival, en avril 2000, quatorze femmes libanaise, marocaine, argentines, chiliennes, mexicaine, sahraouie, kurde, turque, yougoslave, rwandaises sénégalaise et belges ont créé le « Réseau mondial de solidarité des mères, épouses, sœurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues ».

En 2002, lors du 6e festival, d’autres femmes venues de Palestine, de Tchétchénie, d’Afghanistan, d’Iran, de Casamance, du Burkina Faso et d’Algérie se sont jointes aux fondatrices de ce réseau. Il est devenu le lieu de questionnement du Festival, celui de la recherche essentielle d’une vie juste et digne, notamment au travers des possibilités qu’offre la création artistique en lien avec l’action et la réflexion politiques.

Neuf années de travail et six rencontres ont donné lieu à des actions de solidarité avec les membres du réseau, à des créations théâtrales et picturales sur la disparition forcée, et à l’inauguration à Liège, lors du 8e festival en décembre 2007, d’un lieu planté d’arbres en hommage aux victimes de la disparition forcée,  appelé « Les Arbres de la Mémoire ».

www.waynoun.net

 

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