L'atelier de Lara

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Qu’est-ce que vous aimez de l’atelier de Lara ?

J’aime parler. Rigoler. Sortir. Boire le café. être avec les femmes. Pour écrire et lire. L’échauffement. Essayer des choses différentes. Écouter. Beaucoup de choses. Lara. étudier pour lire. L’apprentissage précis de la langue. Le contact. On aime Lara pour toute la vie. Si je n’aime pas, je ne viens pas. La passion. La joie. Les rencontres entre nationalités différentes. Les cultures différentes.

Merci au groupe de la maison des femmes

par Aliette Griz le 2014-12-19 14:49:52
La phrase

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Une phrase, ou deux. Écrites en prenant son temps. Le temps du souvenir, le temps de l’impression. Un atelier papier, ça permet de revenir à la matière, avec ses contraintes (les participantes travaillent depuis neuf heures du matin). ça permet de réfléchir à ce qui doit être fixé. à l’ère du statut immédiat, ça fait réfléchir.

par Aliette Griz le 2014-12-19 14:16:22
L'atelier papier

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Voix de femmes transformé en imprimerie, c’est aujourd’hui pour clôturer l’atelier de Lara avec les participantes de la Maison des femmes. Chacune est invitée à imprimer sur une feuille fabriquée artisanalement, une phrase composée pendant l’atelier. L’ambiance est studieuse, l’installation impressionnante.

par Aliette Griz le 2014-12-19 12:58:10
Mon quatrième est une fin

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Comment finir un atelier blog ? Un blog, ça s’interrompt sans prévenir, c’est rare les au-revoir planifiés, ou les fins logiques. Sauf dans le cas d’un récit de voyage, l’épilogue étant le retour. C’est la dernière fois qu’on s’assoiera autour de cette table pour parler blog, avec ces amis d’un instant. La dernière fois que ceux qui n’aiment pas les ordinateurs devront surmonter leur répugnance pour jouer au jeu de la mise en abyme.

J’avais envie, avant de finir, de faire un pas vers un territoire gardé un peu de côté. Les mots qui ont été imprimés pour faire écran et rendre compte de notre monde. On ne peut pas tout leur demander, aux livres, mais de temps en temps, ils savent y faire mieux que nous, notamment en matière de fin. Un livre, ça a toujours une fin.

Alors, on a lu. Un peu. Je ne sais pas si c’est moi qui suis trop timide, ou pudique, ou les deux, mais je n’aurais jamais osé apporter les livres et réclamer de la lecture à la première séance. Ça m’aurait paru une sorte d’imposition de quelque chose autour duquel il fallait tourner un peu, avant d’y aller.

Parce qu’on devait rencontrer le virtuel, et que c’était un programme à part entière. Parce que ça demandait de rester concentré sur le vent qui nous donnerait matière, en restant dans des marges qui n’ont jamais encadrées des pages.

Mais là, ça passe bien. Les livres sont posés au milieu des gâteaux. Il y a toutes sortes de gâteau, et même des thermos de thé. Le virtuel ne suffit pas toujours à rassasier les faims. Ils ont apporté de quoi fêter la fin. Ils sont généreux, ces blogueurs. Alors, je présente un peu nos nouveaux amis, quelques livres, et tout le monde écoute, bien que non, ils l’ont dit, ils n’en lisent pas. (Un clin d’œil affectueux aurait sa place ici.) Mais pourquoi pas, oui. Lire un peu à haute voix. Pour une fois. Ils sont d’accord. Et chacun y passe. Un nombre de lignes subjectif. Autant qu’ils le veulent. Et on ferait bien ça tout l’après-midi. Lire en mangeant des gâteaux. Et s’il faut garder une dernière image de cet atelier, ça sera ce moment-là.

À bientôt

par Aliette Griz le 2014-12-08 22:54:47
Mon troisième est un personnage

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J’ai failli titrer mon troisième est un contretemps, parce que quand j’ai voulu raconter dans le train juste après, un contretemps, s’est présenté. Sous la forme d’un personnage, certes. Plutôt odieux. Ça brouillait tout, le temps qui me semblait lisse du trajet devenait confus et résonnant de questions sans réponses, et l’atelier, pourtant bien présent et prêt à le rester était éclipsé. Un personnage ou un contretemps ? Est-ce que l’un pouvait se substituer à l’autre ? Est-ce que ce qui suit l’atelier en fait encore un peu partie ? Ou est-ce qu’il faut se contenter de raconter l’avant dernière rencontre plutôt réussie, avec des personnes ?

Mon troisième, donc. Un atelier. Plus numérique que les autres, autour de ces trois ordinateurs desquels nous dépendons, et qui ont leurs humeurs, eux aussi. Le blanc, d’habitude véloce comme un jeune créa prêt à bouffer du code, ramait comme le vieux bazar qu’il est aussi. Le gris se tenait bien, malgré son clavier dur. Et le noir gardait le cap, on pouvait compter sur lui pour les recherches.

L’atelier commence par une nouvelle qui se fête : pendant la semaine, les participants ont ouvert un blog. Un autre. Pour des critiques de film. https://culturegavroche.wordpress.com/, ça s’appelle. La preuve est faite : ouvrir un blog, c’est facile. Est-ce que ça va durer ? Est-ce qu’ils ont la fibre partageuse et la plume virtuelle ? Je le leur souhaite.

En plus d’être soumis à l’humeur du moment, un atelier numérique, ça reste un peu artisanal. Y en a qui essaient des trucs pour les illustrations, d’autres modifient des posts, certains écrivent, et entre, ça discute. (Et puis, parce que c’est l’heure du repas, il y a toujours quelqu’un qui mange.) Sur les quelques heures qui sont allouées au projet, il faut limiter plus que stimuler. Limiter les idées, et vérifier que ce qui se dit, passe un peu dans le virtuel. Il y a ceux qui parlent beaucoup, et ceux qui se concentrent discrètement. Mais tous sont fonctionnels dans cette logique de groupe. Les personnages s’échangent, et même si c’est dans les discussions qu’on les sent exister, plus que dans les mots qui sont jetés avec le chrono qui les surprend, et même si c’est la surenchère qui domine (une tueuse de cartels, une transsexuelle et un enfant des rues devenu star de rap), il y a un élan assez constant vers ce qui pourrait se raconter.

A bientôt

par Aliette Griz le 2014-12-08 22:49:01
des photos en vrac

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par Aliette Griz le 2014-12-08 22:25:41
Flora transsexuel

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Je m’appelle Flora je suis un transsexuel, avant j’étais un homme mais voilà mes parents n’ont jamais accepté le fait que je veux changer de sexe.

Je n’en pouvais plus d’avoir mes parents et ma famille sur le dos donc j’ai décidé de quitter la Suisse (je suis tchétchène) pour venir vivre en Belgique (Bruxelles).

Oui, je  travaille dans une boîte de transsexuels, bien sûr que j’ aime ce travail, mon  rêve serait d’ouvrir plusieurs boîtes un peu partout dans la Belgique car je trouve qu’il n’y en a pas beaucoup.

Je vis enfin le bonheur que je n’ai jamais vécu car ici personne ne me connait donc bien sûr personne ne sait que j’ai changé de sexe.

groupe blog par groupe blog le 2014-11-27 13:55:47
Mon deuxième est une machine

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Les ordinateurs s’en fichent, a priori, de tout ce temps qu’on passe en dehors, à les oublier, à gérer ce qui ne les concerne pas. Ce ne sont que des machines. Mais les blogueurs sont d’opiniâtres accrocheurs de temps, ils savent que les lecteurs reviennent vers ce qui se renouvelle. Même ceux qui commencent doucement, en essayant de se fixer des limites, finissent par courir après l’actu qu’ils vont mettre en ligne, par vouloir la devancer dans des brouillons qui programmeront des publications ultérieures, afin de toucher l’audience au bon moment, au bon endroit, à tout moment, à tout endroit. Pour avancer dans cette quête de l’ubiquité, pendant l’atelier, on regarde le tableau de bord de wordpress, toujours aussi plein de potentiels, et le site de Voix de femmes qui accueille nos tentatives. Et, peut-être parce qu’on sait bien que nous ne devons pas oublier d’être nous-mêmes, on prend plus de temps. On décompose, on parle, on écoute. Je dis on, parce que c’est l’indéterminé de notre groupe, qui guide, aussi.

Le plus difficile, pour transmettre, c’est de ne pas se plonger soi-même et les autres avec, dans un abîme de complexité inutile, alors que toutes les manips sont prévues pour être faciles, et facilement reproductibles. On dit que la technique n’est qu’un préalable, ce n’est pas toujours vrai. Combien de fois le blogueur amateur sera-t-il découragé à l’idée de remettre ses photos au bon format, avant ou après les avoir chargées, tout en remplissant tous les champs importants qui vont paramétrer sa publication, sans oublier le partage intelligent de son travail. Ce n’est que la répétition régulière des mêmes gestes qui donne les réflexes et permet d’apprivoiser complètement les contraintes techniques.

L’après-midi n’a pas pas manqué de s’étirer, mais le groupe du jour avait plein de choses à dire. Parler, souvent, c’est plus facile qu’écrire. Et les participants, eux, étaient de vrais accrocheurs de temps. Même si l’atelier est encore passé en machine, personne n’a oublié d’être humain au passage.

A bientôt

par Aliette Griz le 2014-11-25 22:21:39
Le rêve de Rayan

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Je suis un garçon de 10 ans, très beau, très intelligent très actif.  Je vivais  avec mes  parents dans la belle ville de Tanger au Maroc.

groupe blog par groupe blog le 2014-11-25 15:54:52
Le groupe du jour

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Dans le groupe du jour,

La plupart ont écrit depuis la dernière fois, des messages, une lettre, un cahier personnel. L’une a décidé d’écrire ses ressentis du jour pour ses enfants après un accident de santé. L’un des participants a dit que cela ne le dérange pas d’écrire mais ne met pas ses idées sur papier. Une autre écrit car ça permet de réfléchir avant de parler.

A la question aimeriez-vous être quelqu’un d’autre, l’une des participante aurait voulu chanter dans une chorale, certaines sont satisfaites d’être qui elles sont même si elles auraient parfois voulu une vie meilleure et être plus fortes. L’un des participants a toujours voué un culte à son père. Une des femmes aurait voulu être un homme. Un autre aurait voulu être enceinte.

 

 

groupe blog par groupe blog le 2014-11-19 16:08:59
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