7è rencontre du réseau des mères
Cette rencontre est dédiée à Odette Salem, décédée le 16 mai 2009 en luttant pour obtenir la vérité sur le sort de ses deux enfants enlevés à Beyrouth en 1985. Read more
Histoire du Réseau des Mères
Le Réseau mondial de solidarité des mères, épouses, sœurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues est toujours au cœur du Festival.
Depuis sa troisième édition et l’ouverture aux pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique, le Festival a approfondi cette question des « Cultures en résistance » en une journée de témoignages et de débats, où les artistes partageaient leur vécu et leurs modes de résistance.
Lors du 5è festival en avril 2000, le Festival a fait le choix d’une implication politique plus affirmée. Au départ d’une rencontre au Liban avec la présidente du Comité des familles de personnes enlevées et disparues au Liban, le Festival a décidé d’inviter une quinzaine de femmes de diverses régions du monde, proches de personnes disparues, à échanger sur leurs luttes, et à tisser des liens avec les artistes du Festival, renforçant ainsi la question du lien entre art et politique qui le traversait déjà. Après cette première rencontre, ces femmes ont décidé de créer ce qu’elles ont appelé le « Réseau mondial de solidarité des mères, épouses, sœurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues ». Lors d’une deuxième rencontre en mars 2001, d’autres femmes ont été invitées à se joindre à ce réseau et à en devenir aussi les fondatrices
En décembre 2007, au 8è Festival Voix de Femmes, les membres de ce Réseau inauguraient, à Liège, un lieu dédié aux disparus du monde entier. Ce lieu, les Arbres de la Mémoire, abrite désormais une œuvre réalisée dans le cadre des ateliers Voix de Femmes par Monica Poblete, artiste chilienne résidant à Liège. Il accueillera les représentantes du Réseau des Mères ainsi que des artistes du 9è Festival Voix de Femmes le dimanche 22 novembre 2009 pour un moment d’hommage et de dédicace.
Notre Réseau compte des membres de pays méditerranéens et d’autres régions du monde (femmes turques, kurdes, palestiniennes, libanaises, marocaines, algériennes, iraniennes, serbes, afghanes, sénégalaises et de Casamance, rwandaises, chiliennes, argentines, mexicaines). Lors de ses rencontres au sein du Festival Voix de Femmes, il a développé un savoir-faire et une expertise de groupes de parole intimes et publics où s’échangent des pratiques de lutte et de solidarité concrète, où se développent des formes de communication spécifiques entre femmes victimes et proches de disparus dans différentes régions du monde, et dont les associations, formelles ou non, en sont à des stades différents de développement. Le Réseau travaille aussi sur les liens entre culture et politique, notamment par un travail sur des thématiques liées à la disparition forcée mené conjointement par les artistes du Festival Voix de Femmes et les membres du Réseau.
