JOURNEE des ASSOCIATIONS de FEMMES
La « Journée des Associations de Femmes » constitue un espace de rencontres et d’échanges entre des femmes de cultures, religions et âges différents. Durant une journée, dans un lieu culturel qui abrite un festival international et au contact d’artistes venues du monde entier, les femmes issues du milieu associatif partagent repas, mini-concerts, projection, visite d’exposition et dialogues.
Programme
9:00 Accueil et visite de l’exposition “Art et Expression dans les Associations de Femmes”.
9:45 Rencontre et dialogue avec DEBA, Mayotte
Ces 12 chanteuses mahoraises qui pratiquent le Debaa, une pratique exclusivement féminine mêlant musiques et danses, dédiée à la paix sont organisées en associations et en réseau social. Après un extrait de concert, le programme prévoit une explication des chants et de la manière dont fonctionnent ces associations.
10:30 Carte blanche à l’asbl L’Eclat de Rire pour une série de lectures.
10:45-12:00 Cinéma : Projection de deux court-métrages au choix, tous deux suivis de débat avec les réalisateurs.
La vie autrement, de Loredana Bianconi,
A l'occasion du 40ème anniversaire de l'immigration marocaine en Belgique, quatre jeunes femmes belges d'origine maghrébine racontent, face à la caméra, les difficultés qu'elles ont rencontrées pour s'imposer en tant qu'artiste dans leur milieu familial et culturel, réticent à l'idée qu'une femme se montre et s'exprime en public. Entre le modèle familial et le modèle de la société d'accueil de leurs parents, elles ont cherché à inventer leur propre vie. Cette projection sera suivie d’un débat avec la réalisatrice.
Terre, papier, ciseaux de Christian Van Cutsem, en présence du réalisateur et des intervenantes du film réalisé au Gaffi dans le cadre d’ateliers artistiques.
Moments rares et précieux où les femmes se retrouvent. Espaces de libertés où leurs rires fusent, leurs écrits secouent et leurs créativités explosent de mille couleurs. Coeurs cousus ou graines de vie, les ateliers du Gaffi sont des moments privilégiés pour échanger, apprendre et créer.
12:00 Rencontre et dialogue avec INTWATWA :
Ces quatre femmes Batwa ou Twa (Pygmées du Rwanda) se succèdent sur scène, y chantent, dansent ou battent des rythmes traditionnels avec les mains (amashyi). Ce mini-concert sera suivi d’une présentation des femmes du groupe et d’un débat general sur les themes abordés au cours de la matinée.
13:00 Repas convivial offert par le Festival Voix de Femmes.
13:45-14:30 Rencontre et dialogue avec AWA DEME et ABIBOU SAWADOGO Dans le cadre du projet “Daanda Debbo” mené par l’asbl Voix de Femmes au Burkina Faso, une rencontre sera proposée avec groupes burkinabés ainsi qu’avec deux représentantes d’associations de femmes de Fada N’Gourma. Awa Demé et Abibou Sawadogo donneront un mini-concert pour clôturer cette journée de manière festive.
Entrée gratuite sur inscription auprès de Morgane Batoz-Herges (au plus tard le jeudi 10 novembre 2011) : morganebatoz@voixdefemmes.org 04 223 18 27. Une crèche sera mise en place de 8h30 à 14h30 pour les enfants de 0 à 6 ans.
Photos de la journée des associations de Femmes
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FORUM « ENTREPRENDRE AU FEMININ ? »
Le 10è Festival Voix de Femmes propose d’ouvrir une réflexion autour de la thématique « Entreprendre au féminin ? » à partir de témoignages de femmes qui ont fondé et gèrent une entreprise.
Ce Forum veut creuser, une fois de plus au sein du Festival Voix de Femmes, le rôle des femmes dans le monde. Des représentantes de différents domaines y participeront : communication, artisanat, bijoux, design, déco, luminaires ... mais aussi Compagnies de théâtre ou de danse, Galeries d'Art Contemporain, éditions littéraires, production cinéma ... ou encore projets dont les bénéfices vont au domaine de la coopération. Deux femmes burkinabées qui, dans une région sahélienne, ont fondé des Associations de Femmes pour générer de petits revenus, et avec lesquelles nous menons un projet au Burkina Faso, seront également parmi nous.
9h Accueil
9h30-10h30 Introduction et présentation des participantes.
10h30-11h45 Constitution de trois tables de travail :
Table 1 : Les enjeux économiques de l’Entrepreneuriat au Féminin
Table 2 : Entreprises, arts, cultures
Table 3 : Entreprendre au Nord et au Sud.
12h-13h Restitution, questions, conclusions.
13h-15h Repas, stands, rencontres informelles.
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RENCONTRES AUTOUR DES FILMS DE LOREDANA BIANCONI
« Cueillir à côté de grands événements, lutte armée, recherche de travail, question de l’émigration (racines, identité, tradition) les sensibilités individuelles, les « petites épiques ».
Vendredi 18 novembre
A la Caserne Fonck dans le cadre de la Journée des Associations
10h45 « La vie autrement », Belgique, 2005, 49’, production Dérives
Présentation et rencontre avec la réalisatrice.
A l’Anvert
14h « In Albania », Belgique, 2009, 60’, production Alter Ego Films en coproduction avec Zeugma Films et le WIP.
Le film est un récit en mouvement fait de traces, de mémoires vives et de paroles libres qui racontent un état des lieux depuis les soixante dernières années. Le temps de la dictature communiste et celui de la démocratie néo-libérale se côtoient dans les détails de la vie quotidienne, la beauté délaissée des paysages et les multiples histoires d’émigrations. Le spectateur découvre un pays au-delà des apparences, un pays tourmenté, un pays dont les habitants sont plus nombreux à l’extérieur que sur leur terre d’origine.
16h30 « Devenir », Belgique, 2004, 80’, production WIP
Le film met en scène la difficile recherche d’un travail lorsqu’on est femme et que l’on a 45 ans. En suivant le personnage au travers de ses démarches et réflexions, on est amené à méditer sur la solidarité, l’âge, la beauté, l’autonomie, le bonheur, les utopies et ce jusqu’aux moments les plus fragiles et les plus intimes du rapport à soi.
Présentation et rencontre avec :
Loredana Bianconi, réalisatrice, Béatrice Barbalato, professeur à l’UCL, Serge Meurant, critique de cinéma
Danielle Bajomée, professeure, ULg, littérature et cinéma, Geneviève Vancauwenberge, professeure, ULg, cinéma, section documentaires.
Samedi 19 novembre
A l’Anvert
15h « Do you remember revolution », Belgique, 1997, 116’, production Dérives en coproduction avec le WIP, ZDF et RTBF Liège.
En Italie, au milieu des années septante, Adriana, Barbara, Nadia et Susanna ont 20 ans quand elles décident d’entrer dans la lutte armée, de quitter leur vie sociale et leur famille pour faire de la révolution le centre et le but de leur existence. Après de longues années passées en prison, elles font le point sur une expérience radicale qui a bouleversé et parfois détruit leur existence. Elles racontent leur parcours, leur engagement armé, les utopies qui s’envolent, avec un regard critique d’une lucidité bouleversante.
Présentation et rencontre avec : Loredana Bianconi, Réalisatrice ,Barbara Balzerani, une des protagonistes de la lutte armée et du film, Anne Morelli, historienne, professeure à l’ULB, Luciano Curreri, professeur en langue et littérature italiennes à l’ULg
Dimanche 20 novembre
À l’Anvert
Carte blanche à Loredana Bianconi
12H : Petite restauration conviviale et à prix démocratiques.
12H30 :« Tous les autres s’appellent Ali », de Rainer Werner Fassbinder, Allemagne, 1974, 93’
Emmi, une veuve d’une soixantaine d’années rencontre Ali, un marocain de 20 ans plus jeune qu’elle. Ils se marient. Leur union dérange les voisins, les amis, la famille. Leur couple ne rencontre que condescendance, mépris et rejet.
15H :« La bataille d’Alger », de Gillo Pontecorvo, Italie, 1966, 121’
Début 1957, la 10è division parachutiste du général Massu se voit confier la mission de s’installer à Alger et de mettre fin par tous les moyens au terrorisme urbain. Affranchis des règlements, les paras démantèlent en quelques mois tous les réseaux du FNL. Le film a été censuré en France, il n’est sorti pour la première fois en salle qu’en 2003.
« Ces films parce qu’ils vous marquent et vous accompagnent, dans lesquels on se reconnaît le temps du film et encore après ... Pour la poétique, la radicalité, la transgression, l’intransigeance, la résistance. Parce qu’ils réunissent éthique et esthétique, donc des films profondément politiques ».
A la Caserne Fonck, dans le cadre de la journée Théâtre du Festival Voix de Femmes
18h « L’embrasement » de Loredana Biancon
Lecture proposée par la Cie Mezza Luna.
A l’ANVERT 18 >20/11
Exposition de photographies de Tano D’Amico
Tano D’Amico est de tous les mouvements qui secouent l’Italie dans les années 70 : manifestations, grèves, luttes pour le logement. Il livre « L’autre histoire, de l’autre côté ». Il photographie aussi dans les casernes, les prisons, les asiles. Il capte la beauté des humains pour leur rendre leur dignité.
La réalisation de ces rencontres est une coproduction du Festival Voix de Femmes, de La Cie Mezza Luna, du FERULg, des Chiroux et de l’ANVERT, avec la collaboration de la SCAM.
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RENCONTRE CULTURES EN RESISTANCE (CONFERENCE DE PRESSE)
Le 1er janvier 1996, le Festival Voix de Femmes a créé la Rencontre « Cultures en résistance » : une journée pour que les femmes-artistes que nous avions invitées, venues de plusieurs continents, héritières de contextes sociaux, économiques, culturels très différents, puissent s’asseoir en cercle, et, chacune, raconter son parcours. Chanteuses, musiciennes, chorégraphes, auteures, cinéastes … dans leur langue maternelle parlée ou chantée, elles ont raconté leur histoire.
Cette Rencontre s’est renouvelée au sein du festival jusqu’en 2007.
Pour cette 10è édition, nous avons tenu à ouvrir le Festival par cette rencontre à laquelle nous convions également la presse. Elle réunira notamment les artistes du Burkina Faso et du Mali invitées dans le cadre de notre focus « Daanda Debbo » : Awa Démé, Abibou Sawadogo, Tipougoumba Lankoandé du Burkina Faso et Bako Dagnon du Mali, le groupe Deba de Mayotte, Dobet Gnahoré de Côte d’Ivoire, Nena Venetsanou, Grèce, Loredana Bianconi, Italie, les artistes plasticiennes de l’expo « La Paix ? », ainsi que certaines artistes de théâtre et de danse de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Ecuries / Caserne Fonck
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8ème Rencontre du Réseau de solidarité des mères, épouses, sœurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues
Invitées pour la première fois au sein du festival Voix de Femmes en 2000, quatorze femmes de diverses régions du monde sont venues pour échanger leurs expériences sur leur lutte pour la vérité et la justice. Ensemble, elles ont dénoncé et fait prendre conscience que cette arme d’oppression et de terreur qu’est la disparition forcée était utilisée dans diverses parties du monde et que partout, des proches de disparus, pour la plupart des femmes, s’étaient levées et organisées pour réclamer leurs proches et refuser la barbarie. C'est aussi à cette occasion que ces femmes ont décidé de créer le Réseau qui est coordonné depuis la Belgique par un groupe de bénévoles. D'autres femmes les ont rejointes depuis et des rencontres ont lieu lors de chaque festival.
Rencontre publique: les luttes au quotidien pour la Vérité et la Justice
Samedi 19 novembre de 14h à 18h, Caserne Fonck
Rencontre avec Lourdes Uranga, ancienne détenue et exilée politique (Mexique) – Wadad Halwani, épouse de disparu, Comité des parents de personnes enlevées et disparues (Liban) – Khadija Rouissi, sœur de disparu, anciennement secrétaire du Forum marocain Vérité et Justice (Maroc) – Ruth Duran, sœur de disparu, exilée (Chili) – Jamileh Asleh, mère de Asel, jeune pacifiste palestinien assassiné le 2 octobre 2000 (Palestine) – Ana Woolf, proche de disparu (Argentine) – Mariana Eva Perez, fille de disparus (Argentine) – Béatrice Mukamulindwa, mère de disparus (Rwanda), Seynabou Male, présidente du Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (Sénégal) – Julia Bourbon, chargée de projets, Colectif des Familles de disparus (Algérie).
Programme :
Point sur la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, entrée en vigueur le 23 décembre 2010
Echanges sur un état des lieux dans différents pays
Quels sont les enjeux de la lutte selon les contextes politiques de chaque pays ?
Comment sont mises sur pieds et gérées les structures d’enquête et notamment les commissions de vérité ? Qu’en est-il des mesures de réparation, qu’elles soient symboliques, ou qu’elles visent l’indemnisation, la restitution ou la réhabilitation ? Que représente et qu’elles sont les implications de ces mesures pour les personnes concernées ? Comment ces mesures sont-elles, dans certains contextes, utilisées par les pouvoirs en place pour faire pression sur les personnes et les Comités de défense des proches de disparus ?
Les liens avec d’autres luttes
Comment à partir de leur lutte, des Comités de proches de la disparition forcée sont-ils arrivés a interroger d’autres luttes de contestation sociale, économique, politique de leur pays ?
Comment ces luttes ont-elles pu ou non, selon les contextes de chaque pays, se rencontrer, tisser des liens, se renforcer ?
L’autre histoire, de l’autre côté
Comment s’écrit la « Vraie histoire, celle des gens, de leur vie, de leur réalité, de leurs luttes » à côté de « L’histoire officielle » ? L’art sous ses multiples formes est un outil important de cette écriture. Comment se créent les liens entre les luttes de terrain et les expressions artistiques ? Cette question du lien entre art et politique rejoint la problématique de la transmission de la lutte aux générations suivantes.
Dimanche 10 novembre 11h>13h
Rassemblement dans le site "Les Arbres de la mémoire" (rue Fonds des Tawes, face au n°253, 4000 Liège, monument au résistant liégeois Walthère Dewé).
Ce lieu a été érigé en décembre 2007 en hommage aux victimes de la disparition forcée dans le monde. Sept aubépines jalonnent le site formant une haie de solidarité qui serpente entre cinq grands arbres, des chênes d'ici et d'ailleurs.
Programme :
Interventions de membres du Réseau.
La Chorale "Les Calass'roles" interprétera des thèmes de son répertoire qui porte haut les idéaux de dignité humaine, d'équilibre planétaire, d'égalité entre les femmes et les hommes.
Pour plus d’informations sur le Réseau et ses membres : www.waynoun.net
Ecuries / Caserne Fonck
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